Croquis du week-end

J’explore tout doucement les possibilités de ma palette graphique. Ce week-end, croquis inspiré d’une campagne publicitaire Givenchy.

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 J’ai testé les cosmétiques au lait frais de C-Line-B

Tout a commencé grâce à la boutique Journées de Provence. Les Hellocotoneuses ont peut-être lu ses billets, puisque que son blog est présent sur Hellocoton. Nathalie, sa créatrice, s’attache à promouvoir des produits naturels et bio issus de sa région, la Provence. C’est suite à des échanges de mails au sujet des produits Kesari de la créatrice Jessica Hamou, qu’elle distribue, qu’elle m’a fait connaître ceux de C-Line-B. Elle a touché ma corde sensible en matière de cosmétiques et consommation. En effet, comme elle j’apprécie les créations orientées Bio, écologiques, les productions locales ou respectueuses de l’être humain. Bref, je me suis laissée tenter et j’ai reçu la semaine dernière par la poste :

1. Huile de douche abricot
Composé de : 14% de lait de chèvre Bio (Rove), extrait de calendula Bio, pulpe d’abricot, huile d’olive Bio, huile d’abricot, yogourt Bio.
Fiche produit sur Journées de Provence

2. Le gommage Himalaya
Composé de : Lait de chèvre Bio, Extrait de calendula bio, feuille d’olivier bio, sel d’Himalaya , boue volcanique, pépins de raisins, coquille d’huitre, argile verte, beurre de karité Bio, huile d’olive Bio, huile d’argan Bio, huile de macadamia Bio, huile de sésame Bio.
Fiche produit sur Journées de Provence

Effet secondaire aphrodisiaque ?

Bilan de mes tests après quelques douches et deux gommages…. Je pense sincèrement que le nom du produit «huile de douche abricot» devrait être changé pour «huile de douche soyeuse abricot». Car c’est la sensation que ce produit laisse sur la peau. C’est à dire celle de la soie, associée au parfum gourmand d’une pêche bien mûre, qu’on aurait envie de croquer à pleine dents (note de la rédactrice… un parfum qui peut aussi susciter la gourmandise de votre chéri, effet secondaire aphrodisiaque…). D’ailleurs, même mon homme l’a testé en douce. Mais, il a été trahi par l’odeur de pêche de sa peau… Un autre détail commun aux deux produits, ils sont frais. Même à température ambiante à côté d’une autre crème stockée dans ma salle de bains, je trouvais qu’ils avaient un contact frais. Pas aussi frais que si ils avaient été conservé au réfrigérateur, mais une petite touche «fraîche». Le gommage me rappelle mes premiers masques à l’argile, il est vert. Cet aspect a de quoi effrayer mon homme. De toute façon, dès que j’ai un masque ou une crème sur le visage d’une couleur un peu voyante… il fuit ! Ce gommage est à  grain fin, et permet une exfoliation douce de la peau du visage, idéale avant la pose d’un masque hydratant. Un petit bémol, de mon point de vue, le pot n’est pas très pratique. Je n’aime pas tripatouiller dedans avec les doigts. Même en faisant attention à ne pas en mettre sur les bords, les grains ont tendance à gripper le système de fermeture (rainures) du couvercle. Il y a peut-être quelques améliorations à faire de ce côté. Cependant, les conditionnements sont ornés d’un petit nœud, tout mignon, touche personnelle de la créatrice.

Tous les produits sont réalisés à partir de lait de chèvre et aussi de lait d’ânesse. Mais, il ne s’agit pas de n’importe quelle chèvre. La race choisie est une race locale et rare, appelée Rove, du nom d’une localité de la chaîne de l’Estaque, près de Marseille. C-Line-B recourt également à la truffe noire de Provence (à effet lifting), la pulpe d’abricot et l’huile d’olive des Alpilles. Le lait de chèvre, en plus de ses propriétés nourrissantes, est un tenseur naturel et un puissant régénérateur de la peau. Il est également riche en calcium, phosphore et sodium, très apaisant pour la peau.

-15 %  pour découvrir les produits de C-Line-B jusqu’au 30 avril !

La boutique Journées de Provence vous propose de découvrir les produits de la gamme C-Line-B avec une remise de  15%, en mentionnant le code Rove dans votre bon de commande jusqu’au 30 Avril !

Entre les cosmétiques Anakaé à base de lait d’ânesse, celle de Kesari aux pétales de Safran et maintenant celle de C-Line-B, je ne sais plus où donner de la tête. Je suis une admiratrice de toutes ces femmes. Elles ont créé leurs entreprises autour d’une activité, qui les passionne. De plus, celle-ci s’inscrit dans une démarche de respect de l’environnement, de mise en valeur d’une région, d’un patrimoine ou d’un savoir-faire locale. Enfin, leurs produits sont tous de qualité.

Découvrir les cosmétiques C-Line-B :
- www.c-line-b.fr
- www.journees-de-provence.com

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 Cette belle d’amour est égyptienne…

Cette belle d’amour est égyptienne. Et les amants, autrefois, louaient son nom dans les poèmes qu’ils adressaient à l’être aimé. Ses longs cheveux couleur d’ébène tombent en cascades de boucles sur son dos, jusqu’à la cambrure provocante de ses reins. Ils balaient doucement le satin de sa peau caramélisée par le soleil. Sur les fresques du passé, elle porte perruques et nattes tressées, ornées de perles d’or ou de diadèmes finement ouvragés. Sa pierre favorite est la turquoise, dont on dit que son bleu est « féminin ». Les anciens l’appelaient la déesse de la gaieté, car un seul de ses regards répand la joie . Elle est aussi « la bouclée », à cause de sa coiffure aux nattes enroulées, qui lui donne l’air ingénu et coquin d’une jeune fille en fleurs. Divine inspiratrice, elle est la dame de la musique. Il lui a été attribué comme instrument favori, le sistre. Ses tintements métalliques rythmés ne sont pas sans rappeler celui des grelots attachés aux chevilles et aux hanches des danseuses orientales. Elle patronne leur art et guide leurs pas. Dans ses temples, leurs figures souples, aériennes, sensuelles ou acrobatiques rythmaient les fêtes de l’année durant l’antiquité. Elle est la « Dame de la limite », c’est à dire des frontières ou même des pays étrangers. Il est possible que sa beauté mystérieuse, soit à attribuer aux ascendances d’une autre contrée que l’Égypte. Mais de cela, nous ne pouvons rien prouver. Ces récits appartiennent aux légendes de celle que les anciens égyptiens appelaient « la dorée ».

Tout, comme son parfum favori, la myrrhe, elle vient de l’Afrique. Il lui arrive parfois de s’y enfuir, sous sa forme courroucée. C’est en dire en lionne. Là, elle y répand la terreur avec férocité, car la belle d’amour est aussi la puissante, celle qu’il ne faut pas offenser. Son père fait parfois appel à elle et son côté « guerrier » pour punir ses ennemis. Elle est alors désignée comme « la maîtresse des métamorphoses sur le front de celui qui l’a créé ». Car, si cette femme peut se faire lionne, elle sait aussi devenir cobra, puissant uræus au front des pharaons. Pour l’apaiser, il faut brûler un peu de cette résine sacrée, qu’elle adore, la myrrhe. Ce précieux produit voyage par bateau sur le Nil depuis le Soudan, la Somalie, l’Éthiopie ou l’Érythrée. Puis, il se consume en ample volutes au parfum sacré, dans les braseros, pour célébrer sa beauté.

Ses atours sont de lin fin tantôt plissé, tantôt transparent. Son amant est un faucon au regard perçant, un prince… Que dis-je un roi, dont le bras armé à longtemps protégé son pays bien-aimé. Elle est alors la mère nourricière envers son fils bien aimé. Elle est aussi la psychopompe, qui accompagne le défunt dans son dernier voyage, le berce et le nourrit, afin qu’il connaisse la félicité. Les cheveux défaits, elle se joint aux pleureuses qui se couvrent de poussières et crient le départ de l’être cher. Elle verse sur sa tombe l’eau de libation et dépose le plateau d’offrandes nourricières. Elle veille avec la tendresse d’une mère et l’attachement passionnelle d’une amante.

Elle est « la demeure du lointain ». C’est la signification de son nom donné par les anciens… Hat-hor ou Hout-hor… Le lointain est son époux, le faucon Horus, qui sillonne le ciel, ailes déployées, là-haut, tout là-haut, très lointain comme le soleil… Hathor, mère du soleil.

Illustration – dessin intitulé l’égyptienne réalisé en 2005

A lire à son sujet :
- « Les secrets d’Hathor : amour et sexualité dans l’Égypte pharaonique » -  de Ruth Schumann Antelme et Stéphane Rossini
- « Amour et fureurs de la lointaine : clés pour la compréhension des symboles égyptiens » – de Christiane Desroches Noblecourt

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 Les blogueurs des Pays de Loire s’activent !

Après un week-end venteux et un début de semaine difficile, passé à panser les plaies de Xynthia, je m’aperçois que notre région et ses acteurs ne sont pas pour autant abattus. Nous avons eu de la chance, mon zhomme et moi, d’habiter un peu plus dans les terres et dans des zones non sujettes aux inondations. Nous n’avons à déplorer que une ou deux tuiles tombées du toit et une palissade de bois dans le jardin couchée à terre.

Comme le dit notre président de région Monsieur Auxiette, le meilleur moyen d’aider la Vendée s’est de venir y passer ses vacances cet été ! Loin de l’apitoiement, notre département compte sur son économie active et la solidarité de ses habitants pour aider les sinistrés, reconstruire…. De même la blogosphère des Pays de Loire comptent quelques talents artistiques et rédactionnels, qui nous font partager leur passion. Avec eux, c’est une autre image de la région que l’internaute découvre créative et dynamique.

Rosalys expose en Loire-Atlantique

Tout d’abord, il y a Rosalys du blog « Lumière d’Horizon » qui débutera une exposition itinérante la semaine prochaine (voir date et détails sur son site).

Alfavendée accueille la mode et la beauté en Vendée

Frédérique d’Alfavendée nous convie au défilé de mode et show coiffure, qui se tiendra à sa concession Alfa Roméo vendredi 5 mars 2010 à 19h30 à Mouilleron-le-Captif.

Expo-vente des Mompreneurs à Nantes

15 mamans créatrices d’entreprise vous accueillent à la Cuillère en Coin, le vendredi 12 mars (16h30 – 19h00) et le samedi 13 mars 2010 (16h00 – 20h00) au restaurant La cuillère en coin, 21 rue de Strasbourg à Nantes.

Toutes ces actualités ont été postées sur le forum Loir’blog. Blogueurs, blogueuses de Loire-Atlantique, Vendée ou Maine-et-Loire vous pouvez aussi vous y inscrire pour parler de vos activités et découvrir celles des autres !

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 Faudrait que tu fasses du sport… les lapins aussi ?

La nature nous réserve parfois des surprises. Aujourd’hui deux lapins se chamaillaient sur un chemin de randonnée. Je les ai surpris à bondir joyeusement, tentant l’un puis l’autre de s’attraper, de se donner des coups de pattes ou de se mordiller. Lorsque j’ai pris la photo, ils faisaient une trêve. Je suis restée à distance pour ne pas les effrayer. Mon appareil ne me permettait pas de prendre des clichés de meilleure qualité. Cependant, je pense qu’on distingue pas trop mal les deux protagonistes.

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 J’ai lu le livre d’Elisabeth Badinter : « Le conflit : la femme et la mère »

Je viens de terminer la lecture du livre de Madame Badinter, « Le conflit : la femme et la mère ». Tout d’abord, entre le contenu des interviews (qui ont énervé certaines internautes) et l’ouvrage lui-même, il y a un écart. Je ne ressors pas avec la même impression de la lecture des entrevues, que de celle du livre. Son livre se lit assez vite. Il n’a tenu qu’une journée. Il est peu épais, écrit gros et dans un langage très accessible. Par contre, sur certains chapitres, sa bibliographie est assez importante. Je doute de trouver un lecteur ou une lectrice ayant lu toutes ses références. Cela pose parfois problème pour suivre son raisonnement.

Une interview polémique, pour faire du buzz ?

Je vais revenir quelques peu sur les interviews, qui ont suscité une polémique. Ils se ressemblent tous un peu dans leur contenu, les uns étant parfois moins développés que les autres. Mais, ils  ne font pas nécessairement bien écho aux propos du livre lui-même. Le débat de fond de son livre est un débat ancien, il s’agit du bon vieux clivage «nature contre culture», et ici mis en perceptive avec l’émancipation des femmes. Il est exagéré de penser qu’il s’agit d’une critique de l’écologie et de ses principes. Il s’agit plutôt  d’un examen de ses  «excès» notamment dans la diffusion d’idéologies naturalistes. Elisabeth Badinter y aborde notamment les injonctions supplémentaires, que le naturalisme fait peser sur les mères.  L’écologie s’exprime aujourd’hui au travers de mouvements de pensées et de groupes variés. Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, hors elle fait l’impasse sur ce fait. Ces propos, pas assez détaillés parfois ou fouillés, sont prompt à générer des amalgames. En fait pour comprendre les réponses de ses interviews, il aurait fallu avoir lu son livre avant, sinon effectivement ses paroles sont provocantes, dures et scandaleuses. Mal tournés, trop courts ou pensés pour « faire parler » de son livre, ces entrevues avec la presse reflètent mal les propos de son ouvrage ou en donne une image prompt à faire « réagir ». Je ris d’ailleurs en lisant le titre donné par Femme Actuelle à une interview vidéo disponible sur leur site : « Elisabeth Badinter dénonce la tyrannie de la maternité ». Cela sent le titre choc pour marquer les esprits et faire « vendre ». A moins que ces interviews générateurs de polémiques n’aient été en faite qu’un moyen pour faire du buzz…. Ce n’est qu’une hypothèse, je peux me tromper. Mais en tout cas, si c’est cela ça marche ! Je n’aurai probablement pas acheté ce livre, si il n’y avait pas eu tout ce tapage.

Une critique qui tombe parfois dans les travers de la caricature

La polémique autour des couches lavables générée par ces interviews est d’ailleurs assez risible, car ce n’est pas le propos central de l’ouvrage, ni un sujet qu’elle y a pleinement développé, contrairement par exemple au cas de l’allaitement maternel et de la leche league. Et pourtant, le sujet est repris à tout va sur le web, lorsqu’il s’agit de parler de son livre. En lisant un témoignage de lectrice sur Madame Le Figaro suite à l’interview de Madame Badinter je suis tombé sur ça : « mais réveillez vous les filles, nous n’allons pas nous remettre à laver les couches, aller au lavoir, ». Cette phrase est emblématique du manque d’informations et des idées reçues au sujet des couches lavables. Elle illustre aussi un manque d’honnête intellectuelle et de rationalité. Non, Mesdames et Monsieur les opposants à la lange lavable, si vous preniez le temps d’observer l’objet en détails, vous verriez dans les faits qu’il est loin d’être identique à celui de nos grand-mères. Il est composé de matériaux qui sont le fruit des techniques d’aujourd’hui et d’une coupe pensée, autant que  possible pour  être plus pratique que son ancêtre. Il est parfois reproché (à juste titre) aux écologistes de trop utilisés des théories du complot, mais les délires de « retour vers le passé » de leurs opposants sont parfois tout aussi risibles (« Doc » où est garé la De Lorean ?). Dans les deux camps, il y a des excès. Les promoteurs de la couche lavables ne font pas vous menacer battoir sous la gorge de retourner au lavoir. Cessez de faire galoper votre imagination vers des théories fantaisistes.D’autre part, ces langes ne s’adressent pas qu’aux écolos. Elles apportent aussi une solution aux mamans qui ont des bébés allergiques aux couches classiques jetables. La seule alternative pour elles étaient des couches hors de prix vendus en pharmacie. Le développement de la couche lavable en France a permis de leur proposer une autre alternative, moins onéreuse et plus écologique.

~ Couches lavables, mamans et créatrices d’entreprises ~
Parmi les fabricants français, nous trouvons d’ailleurs des mamans qui ce sont lancées ainsi dans la création d’entreprise. Je cite par exemple  Céline de Natanature en Ardèche, Calinouche créé par Anne et Aurélia, P’tits dessous, Lulu Nature en Vendée, Langesdeflo, Doujan en Bretagne,  La Petite Prairie …etc. Je suis étonnée d’ailleurs que Madame Badinter ne se soit pas intéressée au cas des Mompreneurs (www.les-mompreneurs.com)
, les mamans qui conjuguent création d’entreprise et maternité. Leur démarche est pourtant tout à fait dans le thème de son livre.

~ La corvée du lavage des couches, problème pas insurmontable ~
Le second argument en défaveur de celles-ci, c’est le lavage. Faux problème ou du moins pas si insurmontable que ça, si on positive au lieu de pleurnicher sur les méchants écolos qui vont vous enchainer à votre machine à laver. La solution est même créatrice d’emplois. Et nous la trouveront hors de nos frontières dans des pays où des mamans utilisent cette solution (Allemagne, Hollande..). La solution, c’est des services de ramassage en porte à porte et de lavage spécifique à ce type de produit. Vous allez me dire : « Oh mais va falloir payer en plus ! » Dans la mesure où l’achat d’un kit de couches lavables revient largement moins cher que les jetables, l’économie réaliser peut être réinvestie dans le paiement de ce service. Comme dit l’adage, y’a pas de problèmes, y’a que des solutions, suffit de les trouver (ou développer) !

~Une question qui relève de la gestion des déchets, plus que du féminisme ~
Nos poubelles et les centres de stockages débordent déjà de tonnes de déchets. Il est de plus en plus difficile pour les départements de trouver des terrains susceptibles d’accueillir ses décharges (conditions géologiques, approbation de la population…etc). Certaines couches biodégradables jetables peuvent se composter, ce qui seraient mieux que de les jeter avec les déchets ordinaires (ou de moins de les traiter à part, car ce sont des matières fermentescibles). Hors tous les foyers ne veulent ou ne peuvent avoir un composteur. Les matières fécales contenu dans les couches biodégradables vont donc être mélangées avec les autres déchets et être pollués par eux. La merde de nos mômes ,qui est donc par nature un déchet biodégradable, devient alors un polluant par contamination avec les autres déchets des sacs noires. Le résultat est donc peu concluant. Si ce type de couche se dégrade plus rapidement, son stockage va quand même occuper du volume et son contenu ne pas pouvoir devenir un compost sain, du fait de la contamination par les autres déchets. Et son coût n’est pas avantageux. Aborder donc la question des couches lavables sous le seule angle féministe, c’est faire un peu vite abstraction de la problématique de la gestion des déchets dans son ensemble. Cela ressemble plus à un coup de gueule passionnel, qu’à une réflexion construite. Madame Badinter manque d’infos et d’arguments sérieux pour s’attaquer à ce sujet, qui n’est pas sa spécialité. Elle est philosophe pas ingénieure spécialisée dans les questions d’environnement. Elle ne développe pas le sujet dans son livre, ne cite ni exemples, ni chiffres, ni études, ni auteur sur le sujet. Elle le survole en quelques mots, comme dans ses interviews. Je me demande alors pourquoi d’ailleurs elle en parle, puisqu’elle n’a pas d’argumentaire sérieux ou de chapitre dans son livre, qui traite vraiment du sujet.  Volonté de jouer la carte de la provoc envers les écolos ?

Une attaque contre le naturalisme, plus que contre l’écologie

Le lecture de son lire d’ailleurs me révèle en faite que ses griefs sont plus contre le retour d’une pensée trop naturaliste, valorisant à l’excès l’instinct maternel et  la bonne mère à la maison, que de l’écologie dans son ensemble. Et sur ce terrain là, je la rejoins. Le retour au naturel ne doit pas être prétexte à trop glorifier un modèle de maman idéale, qui sacrifie tout pour ses enfants, carrière, loisirs et repos sous prétexte que « Dame Nature » l’aurait conçu pour ça.

L’absence remarquée des hommes au foyer

Et là, nous notons l’absence des hommes. Le vrai problème est encore là, la répartition des tâches inégales au foyer, qui se creuse avec l’arrivée des enfants. A quand une couverture du livre de Laurence Pernoud, non avec une mère et son enfant, mais avec un père donnant le biberon et en gros le titre : «J’élève mon enfant». A quand des livres sur le paternage ? Des stages de préparation à être «père» et des groupes de discussion d’homme à homme sur leur rôle de père ?

Chapitre maternité et ascétisme, l’exemple hasardeux du tabagisme

Il y a un chapitre où pour donner un exemple de tyrannie envers la femme enceinte, l’auteur cite l’exemple du sevrage tabagique demandé pendant la grossesse. Là, j’avoue que ça m’a fait sourire. Elle donne quand même un peu l’impression de jouer à l’avocat du diable. Et puis, à bien y réfléchir la tyrannie des non-fumeurs ne se portent pas que sur les femmes enceintes. Les pressions fortes faites par l’état, les professionnels de santé et les non-fumeurs sont à l’égard de tous les fumeurs. J’en ai un spécimen à côté de moi et je compte pas le nombre de fois où il m’a dit en avoir ras-le-bol des récriminations faites à l’encontre de son petit plaisir. Maintenant, prenons une femme qui a une espérance de vie, allons de 70 ans. Elle a commencé à fumer à 16 ans et disons qu’elle ne s’arrête jamais. Soyons généreuse, disons qu’elle a 3 enfants. Cela fait une période de sevrage tabagique imposé dans sa vie en comptant large de 3 fois 8 mois (je compte pas neuf parce que les premières semaines de grossesses, la mère ne sait pas toujours si elle l’est …). Cela fait en tout :
3 x 8 mois = 24 mois
Soit 2 ans – Durée de son tabagisme 70 – 16 = 54 ans
Elle devra donc arrêté de fumer complétement deux ans sur 56 ! Trop dure pour elle comme sacrifice, vraiment. Pauvre petite et dire qu’il y a des femmes dans le monde qui se font lyncher pour le port d’un pantalon où être sortie sans être voilée ou accompagnée d’un homme. La vie d’une femme occidentale est vraiment trop dure, devoir arrêter de fumer quelques mois pour son enfant, quelle injustice. Non sans rire, vous ne trouvez pas que parler d’ascétisme dans ce cas c’est un peu exagéré ?

La femme et le refus d’enfant : un débat intéressant

Je terminerai par le débat finalement le plus intéressant de son livre, la femme/le couple sans enfant ou sans désir d’enfant dans notre société. Elle pose là, la question de l’identité féminine, qui peut se définir sans passer par la maternité. Elle parle aussi des réactions que cela engendre dans notre société et des réprobations. J’ai été aussi particulièrement touchée par ce chapitre, car il me rappelle mon propre vécu et les pressions sociales autour du couple, avec la sempiternelle question : « Alors quand est-ce que vous vous y mettez ? ». Comme si cela devait être une obligation pour un couple. Elle nous parle des parents qui n’osent pas dire, sans soulever la réprobation que faire des enfants ne se révèlent finalement pas ce qu’ils avaient espérés et ceux qui sont heureux et épanouis de vivre sans.

Et la conclusion de son chapitre est moins véhémente que les propos de certains de ses interviews. Ce qui continue de me laisser penser, qu’il y a une stratégie de communication derrière ce rentre-dedans provocateur envers l’écologie. Après tout, le sujet écolo est à la mode et l’égratigner s’est profiter de sa notoriété pour faire parler de soi. Bref, ce n’est qu’une hypothèse personnelle, je peux me tromper. Elle conclue que malgré la poussée des mouvements écolos extrêmes porteur d’une idéologie naturaliste, les françaises résistent assez bien à son influence. Elles continuent de donner le biberons (plutôt que le sein, y’a tout un chapitre sur l’allaitement maternel et une critique de la leche league), de mettre leur enfants en garde et de garder un travail. Et de terminer par un : « Jusqu’à quand ? ». Dans l’ensemble ce n’est pas un mauvais livre, si certains chapitres sont bien construits et argumentés, il y a cependant quelques passages plus litigieux. Ce livre me laisse l’impression ambiguë de partir d’un bon sentiment, mais d’avoir été écrit trop vite. Je m’attendrai presque à une prochaine version plus épaisse et mieux construite. Finalement  y’a pas de mère ou de femme  idéale, pas de modèle unique, juste des choix personnels à faire, sans être inutilement culpabilisées par des ayatollahs d’une quelconque idéologie.

Complément d’informations :
- LULU NATURE – qui sommes nous ?
- Une chercheuse américaine répond à Elisabeth Badinter : Sarah Blaffer Hrdy
- www.les-mompreneurs.com
- Elles ne veulent pas être mères (psychologie magazine)
- Compte-rendu posé et intéressant d’une maman allaitante, qui a lu le livre : « Elisabeth Badinter – Le Conflit, la femme et la mère »

Illustrations :
Photomontages de « faux livres » parodiques réalisés à l’aide de photos du site morguefile.com, le père y remplace l’image traditionnelle de la « bonne mère ».

(Dernière relecture et correction 27/02/2010 – 18h56 min, ben oui en me relisant j’ai vu des fautes et surtout des tournures hasardeuses, ça m’apprendrera à cliquer trop vite sur « publier »…..)

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 Ma playlist de jeunesse….

Il y a des titres comme ça qui restent gravés dans la mémoire et associés à une période particulière de sa vie. Ils ne sont pas forcément d’artistes qui ont perduré, ni forcément de « grand chef d’œuvre » artistique. Mais, ils ont rythmé une période de notre vie ou lui ont servis de fond sonore.  Je citerai dans une période frontière années 1980 vers les années 1990 :

- Du groupe Was (Not Was), le titre « Shake Your Head » (avec Kim Basinger) et  « Papa was a rolling stone »
- De Right said Fred – I am too sexy
- De GeorgeMichael – Too funky (clip avec de nombreuses top modèles)
- De Madonna – Vogue
- De Kriss Kross – Jump
- De Jean Leloup –  » 1990  »
- De Niagara – Pendant que les champs brulent
- De Stereo MC – Connected
- De The Shamen – Ebeneezer Goode
- De Toris Amos – professional widow (remasterisé par Armand Van Helden)
- De Salt’n Pepa, le titre « Let’s talk about sex » et « What a man » (feat. En Vogue)
- De Carmel – Sally
- De Nirvana  – Come as you are
- De TLC – Creep
- De Seal – Crazy

La liste est non exhaustive ! J’en oublie sûrement, notamment tous les groupes de Dance et Eurodance, qui ont animé mes premières soirées (Snap, Corona, U96, Docteur Alban, Real Mac Coy, The outhere brothers, The 2 unlimited, E-Type,2 Brothers on the 4th Floor, Ace of Base, Aqua, E-Rotic,  Captain Hollywood Project, Haddaway, Corona, Playahitty,Reel 2 Real, Ice MC, Vengaboys, Cappella, Masterboy, Culture Beat, N-Trance, E-Type…etc).

En regardant le look des Salt’n Pepa, je ne fus pas étonnée de retrouver certaines pièces et un certain style « année 80″ repris aujourd’hui, à notre façon…. du tee-shirt rayé façon marinière, du perfecto en cuir rouge, de la chemise à carreaux, du jeans déchirés et délavés, des couleurs flashy Vous souvenez-vous des badges smiley, du personnage Fido Dido, du singe LC Waikiki, et puis les marques Kookaï, Morgan de Toi, Naf Naf…? Les publicités Morgane de Toi montrant un couple de célébrités en noir et blanc, format poster broché dans les magazines d’ados, faisaient l’objet de collection. Je me souviens avoir acheté le parfum Oui-Non de Kookaï et son slogan  « l’extrait de concentré d’essence de fiiillle » ! C’est toute l’époque des séries « les années collège », « Sauvés par le gong », « La fête à la maison » ou encore « Beverly Hills »….

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