La vie, step by step…
Marcher en rythme, celui du cœur qui bat… le paysage défile, mais plus lentement qu’en voiture, beaucoup plus lentement. Il devient alors vivant et réel. Derrière la vitre d’une voiture, il ressemble plus à la bobine d’un film, qui défile. Il nous émeut sans nous toucher. Nous allons trop vite pour voir les détails et la vie derrière les paysages… Nous sommes trop calfeutrés dans nos habitacles pour sentir les odeurs de terre humide, de mousse, d’écorce ou de chlorophylle. Nous passons trop vite pour voir l’églantine (appelé aussi rosier sauvage) dans les buissons et sentir son parfum délicat.

Changer de point de vue et revenir les pieds sur terre…
Quand je suis à pied, tout devient différent. Si nous parcourions tous les routes à pied, je suis sûr que nous regarderions notre environnement d’un autre œil, plus respectueux. Car nous verrions le mégot de cigarette lancé négligemment par la fenêtre, que nous pensions sans conséquence. C’est un vrai, un petit mégot, cela n’a l’air de rien ! Sauf que des millions de fumeurs se disent la même chose sur les routes de France et ainsi des milliers de mégots viennent échouer sur l’herbe des bas-côté, avec parfois aussi le paquet vide. Il en ai de même pour le chewing-gum ou le mouchoir en papier. En voiture, vous ne le voyez pas. A pied, il vous saute aux yeux. Vous verriez la couche culotte ou le morceau de papier de toilettes jetez derrière une haie à la va-vite parce qu’on a pas trouvé ailleurs pour changer le petit ou lui permettre de se soulager sur un long trajet. Quand, vous êtes à pied, ça vous saute aux yeux. Il y a aussi la canette de coca-cola ou de bière, jetez avant de démarrer son scooter pour rejoindre les copains au bar. Eh gamin (ou gamine aussi), si dans ta chambre, ta mère passe derrière toi pour ramasser tes chaussettes (et encore elle devrait pas). Dans la nature y’a pas une maman pour ramasser les canettes que tu laisses dans la nature en pensant que personne ne les verra. Y’a pas de lit pour les glisser dessous, certes y’a des buissons. Mais, ces haies n’ont pas vocation à cacher tes déchets. Oui, c’est vrai, juste une petite comme ça, ça n’a pas l’air de rien et la poubelle est loin ! Mais des millions d’ados qui se disent la même chose dans toute la France, c’est des millions de canettes, qui polluent discrètement nos campagnes.
Retour au naturel
Marcher, c’est pour moi un retour à la réalité simple, brut et authentique. Marcher, c’est un sport pas cher, accessible à un très grand nombre. Il suffit d’avoir deux pieds et une bonne paire de chaussures et un peu de temps. Le dimanche matin, alors que la brume se lève à peine aux bout jours, j’ai pu faire des rencontres étonnantes aux détours d’un petit chemin. Un jour, j’ai vu un lièvre à une dizaine de mètres devant moi. Il s’est dressé sur ses pattes arrières, les oreilles droites, humant l’air. Il avait repérer ma présence. Mais, nous sommes restés un bon moment à nous observer en silence, avant que l’un de nous deux ne se décide à bouger. Un autre matin, c’est un héron cendré debout sur une patte dans son manteau élégant de plumes grises aux reflets bleutés, qui m’observait de loin. Puis, il a lentement déplié sa patte et s’est envolé dépliant ses ailes à la large envergure, dans un mouvement lent et lourd. Tout respirait la majesté dans cette oiseau au long bec, chasseur vif et précis. J’ai vu aussi des buses variables et des faucons crécerelles. Je ne suis pas ornithologue, mais avec un peu d’attention ils deviennent facile à repérer dans la région, même sans grande connaissances du milieu. Leur vol et la forme de leur corps sont assez caractéristiques. Et, ces oiseaux sont beaux. Difficile ensuite de ne pas avoir le cœur serré quand je vois parfois l’un d’eux mort sur la route, percuté par un véhicule.
La danse de la vie
Après une bonne marche, je me sens apaisée et revitalisée. C’est mon remède anti-fatigue et anti-déprime. Parfois, c’est difficile de se décider à sortir, enfiler ses baskets, un manteau et un sac à dos pour aller parcourir quelques kilomètres. Y’a toujours plus urgent à faire ou même une grosse envie de flemmarder qui peut me retenir. Mais, chaque fois que j’ai réussi à me motiver, je ne l’ai pas regretter. Lorsque je marche, je ne coures pas. C’est logique vous me direz, mais je ne coures pas dans le sens de courir après le temps et entretenir mon stress. Je marche pour marcher, gratuitement, parce que ça me fais plaisir, ça me fais du bien, un bien qui n’est pas marchandable ou échangeable. J’avance à mon rythme. Ce bien-être n’a pas d’équivalent. J’aime la marche et son rythme, comme une musique, un pas après l’autre, un/deux, un/deux, comme un tambour tam/tam, tam/tam… Et surtout j’aime marcher dans la nature, là où le silence (l’absence des bruits de la civilisation humaine), nous permet d’entendre les bruits de de la vie, de la respiration de la terre, des mouvements de l’air, des oiseaux, des animaux. C’est notre environnement, ce lieu unique qui nous a donné la vie…









Hum, atchoummmm… nez qui coule, gorge qui pique, fébrilité et pour couronner le tout mal de crâne qui vire en migraine ! La journée avait mal commencé. Après quelques heures passées au bureau pensant que, oui à coup d’auto-médication ça passerait… j’ai dû rendre les armes et rentrer ce midi à la maison. Après un repas rapide et un coup de fil au médecin, j’ai filé au lit pour dormir, dormir, dormir… Au réveil j’étais au moins débarrassé de ma migraine. Il y avait au moins un médoc qui avait fait effet, l’anti-migraineux. J’ai cru un moment que j’allais mieux. Une tite visite chez le médecin, un bon traitement et demain je serais de nouveau parmi mes collègues !
Ces dernières semaines, un morceau de tissu nommé burqua fut au centre de débats houleux. Voile de tissu, embléme des discriminations à l’encontre des femmes perpétuées par quelques islamistes, il sert aussi de prétexte aux racistes français pour afficher sans complexe un anti-islamisme, politiquement correct. Dans cette histoire, il me semble que la femme islamique devient un objet, un prétexte à débat ou lutte. Mais, sa voix m’a semblé peu entendue, alors qu’elle est la principale intéressée. Je suis défavorable au port de la burqua. Mais, je ne cautionne pas pour autant l’idée d’une loi, ni le racisme (à peine voilé) qui se cache derrière ce prétexte pour attaquer les islamistes. Ce débat (et aussi celui de l’identité nationale) a eu au moins un mérite, nous rappeler que la France, malgré ses beaux principes d’égalité et de fraternité, reste composée de racistes. Je vous invite à lire l’excellent billet du Monolecte intitulé : 





